Dans le cadre du festival Do Disturb 2016, la performance Motilités de 20 minutes a été présentée deux fois par jour pendant 3 jours dans différentes salles du Palais de Tokyo.
Danseuses : Marguerite Chaigne, Nedjma Mehari et Julie Trouverie.

Ces tiges à roulettes, semblables à des tuteurs, peuvent évoquer différentes images notamment celle de la prothèse et de la béquille, mais elles entretiennent également une dimension domestique plus ordinaire dans leurs évocations au mobilier, car après tout, ce ne sont rien de plus que des accoudoirs mobiles.
Une contradiction certaine tend à apparaître lors de leurs activations. Car si elles sont bien destinées à être manipulées, elles n’en sont pas moins manipulables. Elles sont glissantes, incertaines, fuyantes. Les danseurs doivent entretenir un rapport de force complètement insensé.
Une quête absurde : vouloir utiliser les sculptures quoiqu’il en coûte, restant digne lorsque l’objet emmène le corps dans des positions disgracieuses et postures maladroites. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées les sculptures entretiennent avec leurs supports un rapport d’équilibre, d’insertion, d’implantation. Liées à ce bois massif elles prennent une posture sculpturale, anthropomorphique.
Elles racontent ce coude qui par inadvertance, trébuche du rebord de la table faisant sursauter le corps face à une gravité qu’il semblait avoir oubliée.